Afrique

Le Paludisme en 2017 : Le vaccin n’est pas pour demain

Le Paludisme en 2017 : Le vaccin n’est pas pour demain

Si la lutte contre le paludisme a fait de grands progrès ces der­nières années, c'est essentiellement grâce à l'utilisation de mousti­quaires imprégnées d'insecticide. Celles-ci diminuent d'environ 50% le risque de contracter la maladie et réduisent de 17% la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.
Sur le front de la vaccination, en revanche, les espoirs tardent à se concrétiser. De nombreux vaccins sont en cours d'évaluation, mais leur mise au point se révèle difficile. Aucun d'entre eux n'a encore été homologué par l'OMS.
 
La revue Française « Prescrire » évoque le cas du Mosquirix, également appelé «RTS, S/AS01». Développé par le laboratoire britannique GSK, il a reçu en 2015 la bénédiction de l'Agence européenne du médicament. Ce qui ne vaut sésame... qu'en Europe.
 
Récemment, le vaccin a été évalué en Afrique auprès de plus de 16000 enfants âgés de 6 semaines à 17 mois. Résultat : son efficacité est minime et diminue rapidement, même avec une dose de rappel. S'il réduit de moitié les épisodes de paludisme dans ses formes graves chez les enfants de plus de 5 mois, il n'a pas d'impact sur la mortalité dans des contextes de faible mortalité.
 
Qui plus est, les effets indésirables de Mosquirix sont mal cernés. Il pourrait entraîner un surcroît de méningites et de pneumonies chez certains enfants. Autant dire que la balance bénéfices-risques est très incertaine et que l'évaluation du vaccin dans les zones fortement touchées par le paludisme doit être poursuivie.
Source la revue « Prescrire »

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