header

9 Juillet 2015 : Transfusion Sanguine / Conseil des ministres Arabes de la Santé

 

Le Prix Arabe 2015 des services de Transfusion Sanguine attribué à un médecin marocains Dr Latifa Loukhmas

 

Dr Anwar CHERKAOUILe sang est une denrée Rare. Pour l’heure, les progrès scientifiques ne permettent pas encore de synthétiser un sang artificiel. Le seul moyen d’avoir le sang, c’est grâce aux dons des généreuses personnes, qui le font pour sauver, ou traiter une maladie qui atteints leur semblable.

Hélas, on souffre de manque de sang, car les donneurs bénévoles ne sont pas légion.

Et tous les professionnels de la santé, qui travaillent pour promouvoir le don de sang, accomplissent une des tâches humanitaires qui rend service quotidiennement à des femmes, des enfants et des hommes, dont les maladies sont tributaires de transfusions sanguines (thalassémie, cancers, hémorragies foudroyantes post accouchement, chirurgie lourde...)

 

De ce fait la distinction d’u médecin marocain, qui travaille sur la transfusion, par des instances internationales, est une véritable consécration pour la médecine marocaine      

Le Conseil des ministres arabes de la Santé a attribué le Prix arabe des services de transfusion sanguine pour l'année 2015 au médecin marocain Latifa Loukhmas, directrice du Centre régional de transfusion sanguine à Marrakech.

La décision d'octroyer ce prix, décerné tous les deux ans pour récompenser la meilleure pratique en matière de transfusion sanguine, a été prise lors d'une réunion tenue récemment à Genève, en marge des travaux de la 68è session de l'Assemblée mondiale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), indique la direction de la santé relevant de Ligue Arabe.

Le prix sera remis à Dr Latifa Loukhmas lors du prochain congrès de l'instance arabe pour les services de transport du sang.

Le conseil des ministres arabes de la santé décerne le prix aux personnes ayant rendu des services louables dans le domaine du transport du sang. Les lauréats sont sélectionnés parmi les candidats présentés par l'instance arabe de transfusion sanguine après la présentation d'un rapport sur les actions éminentes accomplies par le candidat au prix.

Les services de transfusion sanguine figurent parmi les priorités de l'action arabe commune en matière de santé menée sous l'égide du conseil des ministres arabes de la santé.

Programme de Leadership Africain en nutrition (PLAN),/ Université Ibn Tofail de Kénitra, du 6 au 13 juin 2015

 
Kenitra du 6 au 13 juin 2015/ Formation des futurs leaders dans le domaine de la Nutrition en Afrique
Dans le cadre de l’ouverture du Maroc sur l’Afrique, et dans le cadre du transfert du savoir faire, le programme de Leadership Africain en nutrition (PLAN), organisé à l’Université Ibn Tofail de Kénitra, du 6 au 13 juin 2015, vise à former de futurs leaders africains dans le domaine de la Nutrition. Particulièrement des doctorants en dernière année de thèse, des post-doctorants et autres candidats ayant une expérience avérée dans le domaine de la Nutrition et ou occupant des postes de décisions, indique Pr Hassan Aguenaou, Directeur de l’unité mixte de recherche en nutrition et alimentation au CNESTEN, et un des acteurs principaux du programme de Leadership Africain en nutrition.
Le Programme de Leadership Africain en Nutrition (PLAN) est un atelier de formation de futurs leaders dans le domaine de la Nutrition en Afrique. Il est organisé dans le cadre du Programme de l’Alimentation et Nutrition pour l’Europe et l’Afrique de l’Université des Nations Unies (UNU) et en partenariat avec le Programme Africain de Leadership en Nutrition (ANLP, version anglaise) et l’Union Internationale des Sciences de la Nutrition (IUNS).
Des ateliers similaires de formation sur le Leadership en Nutrition sont organisés depuis 1994 en Europe (ENLP, European Nutrition Leadership Programme), et depuis 2002 en Afrique du Sud (ANLP, African Nutrition Leadership Programme).
Après les quatre premières éditions au Maroc du PLAN (PLAN 2007, PLAN 2008, PLAN 2010, PLAN 2012), la cinquième édition du PLAN (PLAN 2015) a été organisée à Kénitra (Maroc) du 06 au 13 Juin 2015, par l'Université Ibn Tofaïl , via  l’Unité Mixte de Recherche en Nutrition et Alimentation  (Université Ibn Tofaïl – CNESTEN ) URAC 39 , RDC-Nutrition, en collaboration avec l'Université Wageningen et leurs partenaires (AFRA, IAEA, UNICEF, CNESTEN, Ministère de la Santé, CNRST, ONSSA, GANIM ).
L’approche Nutritionnelle est réalisée sur fond de la Stratégie Régionale de Nutrition 2010-2019 (OMS, EMRO 2010), de la Stratégie Nationale de Nutrition 2011-2019, des recommandations de la Conférence Internationale de Nutrition (Rome, FAO/OMS 2014), de l’Assemblée Mondiale de la Santé (2013), du plan  d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 et des "The Sustainable Development Goals (SDGs)" 2016-2030. 
Lors du PLAN 2015, les intervenants étaient des spécialistes de leadership et ou de nutrition. Ce sont des experts internationaux travaillant avec l’UNICEF, la FAO, l’AFRA, l’AIEA et ou l’OMS, des Professeurs Universitaires Nationaux ou Internationaux, des décideurs au niveau du Ministère de la Santé et du Ministère de l’Agriculture (ONSSA et LOARC).
Les participants au PLAN 2015, sont au nombre de 26 candidats, sélectionnés parmi 479 candidatures. Cette édition du PLAN 2015 a connu la présence de 26 candidats de 18 nationalités différentes : Algérie, Benin, Burkina Fasso, Cameroun, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Haiti, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Tunisie et Togo.
Une attestation de la participation à la formation du PLAN 2015 est cosignée, par le Président de l’Université Ibn Tofaïl, par le « Managing Director Graduate School VLAG Wageningen University » et par le Directeur de l’Unité Mixte de Recherche en Nutrition et Alimentation (URAC39) RDC-Nutrition.
 
Pour plus d’informations:
Dr Anwar CHERKAOUI
06612202825
Pr  Hassan AGUENAOU
0663 75 67 30

Editorial: Journées scientifiques du service de Santé Militaire

 

Soutien médical militaire aux populations en situation d’exception

Dr Anwar CHERKAOUIMessieurs les généraux, messieurs les officiers, chers  collègues, c’est en ces termes qu’ont été ouvertes les  journées scientifiques du service de Santé Militaire, à  l’hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, dont les  travaux se déroulent sur deux jours, les 12 et 13 juin  2014.

Dans un amphithéâtre plein à craquer d’hommes et de  femmes médecins et pharmaciens et autres profils de  santé en costumes officiels, des experts nationaux et  internationaux notamment de France, de Suisse et des  USA, ont présenté leurs expériences respectives et  surtout les principales actualités dans le domaine de la  prise en charge du diabète et en matière de soutien  médical militaire aux populations civiles en situation  d’exception. 

Missions humanitaires et droit international, aspect organisationnel et logistique d’un soutien médico-militaire,, le rôle des différents partenaires en médecine de catastrophes et intérêt d’un exercice de simulation, soutien dans un contexte de conflit armé, soutien médico-militaire aux populations réfugiées dans un contexte de conflit armé et le soutien dans le cadre d’une coopération bilatérale Sud-Sud, sont quelques-uns des aspects qui ont été développés lors de ces journées militaires de formation médicale continue.

Quelques aspects spécifiques du diabète en milieu militaire, tels la prise en charge du diabétique en corps de troupe ou le diabète en milieu militaire et son impact sur l’aptitude et tout ce qui se rapporte aux actualités diagnostiques et thérapeutiques sur le diabète, ont été abordés lors de ces journées médicales militaires.

Dans l’une des conférences, un expert international (O. HAGON) a rappelé que les catastrophes sont de nature très variables. Qu’elles soient naturelles ou causées par l’homme, elles génèrent des conséquences très variables mais souvent prévisibles. Le type de catastrophe, le niveau du système de santé antérieure, l’histoire et la culture du pays affectés sont des données essentielles à intégrer dans la gestion de la crise.

17-04-2015 : Journée Mondiale de l’Hémophilie

La Famille, un soutien indispensable pour les malades atteints de l’hémophilie

Une circoncision, une extraction dentaire et les jeux sont dangereux pour l’enfant atteints d’hémophilie

 

image centres hemophiles-marocUn enfant atteint de l’hémophilie ne peut pas jouer comme tous les enfants, le moindre petit traumatisme, peut causer des dégâts dans ses articulations, du fait des petites hémorragies. Une simple extraction dentaire est dangereuse chez un enfant hémophile, si elle n’est pas accompagnée par l’utilisation de médicaments qui préviennent l’hémorragie. Quant à la circoncision, dans notre contexte musulman, elle a été à l’origine de décès de beaucoup d’enfants secondaires des hémorragies, chez des enfants dont la famille ignorait que leur progéniture était atteinte d’hémophilie  

 A l’occasion de la journée Mondiale de l’hémophilie (17 avril 2015), Dr Mohamed El KHORASSANI, Professeur à la Faculté de médecine et de Pharmacie de Rabat et responsable du Centre universitaire de référence de l’hémophilie, précise «  pour cette maladie hémorragique, qu’est l’hémophilie, au Maroc, nous revenons de loin. Car, il y a juste une dizaine d’années, les cas des personnes atteintes d’hémophilie étaient désespérés. Actuellement, l'hémophilie est inscrite dans un plan national, piloté par le Ministère de la Santé ». Et il ajoute, « Aujourd’hui, nous avons des centres de référence universitaires, des médecins  formés, prodiguant des soins de proximité dans plusieurs villes Marocaines. De même, au Centre de référence de Rabat, nous avons développé, tout un programme de traitement à domicile, afin qu’un membre de la famille, ou le malade lui-même, peuvent administrer le traitement adéquat, afin de prévenir des séquelles irréversibles, essentiellement articulaires. Et tout cela en concordance avec les recommandations de la Fédération mondiale de l’hémophilie ».

 Que peut faire la famille, pour une meilleure prise en charge d’un de ses membres, enfant ou adulte, souffrant d’une maladie à risque hémorragique à vie, comme l’hémophilie ? C’est la problématique, soulevée par la Journée Mondiale de l'Hémophilie du 17 Avril 2015.

 A cette occasion, l'Association Marocaine des Hémophiles (AMH), avec plusieurs partenaires, notamment le Centre de traitement de l'hémophilie, sous la houlette du Pr. Mohamed EL KHORASSANI), qui relève du CHU Ibn Sina de Rabat, organise, des journées d'information et de formation continue les 17 et 18 avril à Rabat.

 Cette édition de la Journée Mondiale de l’hémophilie (JMH 2015) , sera marquée par les témoignages qui seront présentés aussi bien par les malades atteints de cette maladie hémorragique que par les mamans qui doivent accompagner, durant toute la vie, leurs enfants souffrant d’un mal lié à l’absence de facteurs de coagulation. Des médecins et des infirmiers, vont exposés leurs contraintes face à l’hémophilie, durant l’exercice de leur profession, qui est différente qu’il s’agisse d’un adulte, d’un enfant ou dans des situations d’urgence. Quel est le rôle de l’accompagnement psychologique d’un malade qui souffre d’une pathologie très handicapante, qu’il doit trainer et gérer durant toute sa vie ? Quelle est la place du travail associatif, sous l’angle de l’Association Marocaine des hémophiles (AMH)? Tels sont les thématiques de la Journée Mondiale de l’hémophilie, qui sera célébrée, à Rabat, vendredi 17 avril 2015  

Pour Pr Mohamed EL KHORASSANI, responsable du Centre de Traitement de l'hémophilie du Centre Hospitalier Ibn Sina (CHIS), qui travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Santé, l'hémophilie est une maladie Hémorragique constitutionnelle. Elle est liée à un déficit en facteurs de coagulation, en l'occurrence les facteurs 8 et 9. Sa gravité relève du fait, que lorsqu'une personne, enfant ou adulte, est victime d'un traumatisme, qui a occasionné une hémorragie interne ou externe, cette dernière ne peut être

stoppée pas défaut de l'un des facteurs de la coagulation. Cette maladie se caractérise par le fait qu'elle ne touche que les garçons alors que la femme est conductrice de la Maladie. Pour Jaouad CHBIHI, Président de l'AMH, la célébration de cette journée, est une nouvelle occasion, pour sensibiliser les décideurs politiques, les professionnels de la santé, les malades, afin d'améliorer l'accessibilité à des traitements de qualité.

 Selon, les statistiques de l’Association Marocaine des hémophiles (AMH), 1115 hémophiles sont inscrits, alors que les estimations de l’OMS, font état de 35000 hémophiles au Maroc

 Par ailleurs, il existe au Maroc des Centres de références dans le traitement de l’hémophilie, dans les différents CHU du Royaume, avec une dizaine de centre de traitement de proximité 10 principales agglomérations du pays

 Il faut rappeler que par le passé, la durée de vie du patient hémophile ne dépassait généralement pas 30 ans. Aujourd'hui, et grâce aux avancées de la médecine moderne, le malade atteint d’hémophilie, peut espérer vivre jusqu'à 60 ou 70 ans. Mais, le traitement de l'hémophilie coûte cher. Un effort considérable est à faire aussi bien de la part de l’industrie pharmaceutique, du ministère de la Santé que de la part de la Fédération Mondiale de l’Hémophili.

 Dr Anwar CHERKAOUI  

Suivez-nous sur Facebook

Nos partenaires

Sante21.ma

La Santé au 21ème sciecle

L'actualité médicale et pharmaceutique au maroc.