header

27 Décembre 2015 : Nécessité et urgence d’un Plan National des Maladies Rares au Maroc

Les Maladies Rares

sont multiples et touchent 1,5 millions de Marocains

Dr Anwar CHERKAOUI

Les Maladies Rares2015

Les maladies rares au Maroc souffrent d’un manque d’information pour les patients comme pour les professionnels, ayant pour conséquences errances de diagnostic, souffrance et isolement psychologique des malades ainsi que des outils de diagnostics ignorés

Les maladies rares, ne sont si pas si rares, comme semble le suggérer la famille des maladies rares, qui regroupent près de 8000 pathologies identifiées.

Rappelons que si les maladies dites rares touchent chacune par définition un nombre restreint de patients, moins d’une personne sur 2 000. Elles deviennent massives lorsqu’on les cumule : près de 8 000 pathologies identifiées !

On estime que plus de 5 % de la population mondiale en seraient atteintes soit environ 1.5 millions de marocains. Un médecin rencontre dans sa pratique quotidienne plus ce type de maladies que de cas de cancer ou de diabète !

Dr Anwar CHERKAOUI 2Présidé et animé par le Pr Loïc Guillevin (membre de la Haute Autorité de Santé et du Comité de Pilotage du Plan National Maladies Rares en France), un événement vient de se tenir à Casablanca et qui a permis aux participants de mieux appréhender les avancées en matière de recherche et d’innovations thérapeutiques relatives aux maladies auto-immunes rares (sclérodermie, vascularites, cryoglobulinémies…)

A cette occasion, l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques a appelé à la mise en place dans notre pays d’un plan national des maladies rares. Ainsi, dans le cadre de ses Journées de l’Auto-immunité, l’association AMMAIS a organisée le 28 novembre 2015 à Casablanca une grande manifestation consacrée aux maladies rares.

Des intervenants de haute facture, tels Dr David Saadoun, Fouzia Chraibi, Rachid Laraki, Mounir Filali et Ouafa Mkinsi, on a pu mieux approcher la réalité des maladies rares dans le monde et au Maroc.

Les discussions ont montré à ce sujet un manque d’information pour les patients comme pour les professionnels, ayant pour conséquences errances de diagnostic, souffrance et isolement psychologique des malades, outils de diagnostics ignorés, etc.

A l’issue des débats, l’association a appelé, par la voix de sa présidente, Dr Khadija Moussayer, à la reconnaissance des maladies rares comme une priorité de santé publique au Maroc avec en particulier : 1/ le développement de centres de référence nationaux pour l’expertise et des centres de compétence régionaux pour les soins en nombre suffisant pour assurer la couverture globale du territoire ; 2/ une meilleure accessibilité à certains médicaments indispensables et au demeurant pas toujours onéreux (comme le Plaquénil pour le lupus ou l’Ursolvon pour la cirrhose biliaire primitive) ; 3/ une formation accentuée des professionnels de santé à « l’univers des maladies rares » (il n’est pas possible de toutes les connaître !) et, ce faisant, à la « culture du doute » (et si c’était une maladie rare ?) qui donnerait aux patients de meilleures chances de soins appropriés.

L’AMMAIS appelle également au regroupement avec l’aide des pouvoirs publics des associations œuvrant dans ce domaine en une plate-forme commune, une Alliance des Maladies Rares, comme cela a déjà été institué en Europe. Une personnalité de la société civile, Mme Najat Zoraa, a annoncé, de son côté, la création de l’association marocaine de la sclérodermie.

Pour plus d’informations : http://www.oujdacity.net/national-article-107170-fr/

25 Décembre 2015 : Formation médicale continue au Maroc

Le dernier numéro de la

Revue de Médecine Pratique

consacré au Cancer de la prostate au Maroc

Dr Anwar CHERKAOUI

cancer prostate2015

Les revues Marocaines sérieuses de formation médicale continue se comptent sur le bout des doigts. Parmi celles qui se sont imposées par leur professionnalisme, leur rigueur scientifique et surtout par leur focus sur la pathologie Marocaine, la « REVUE DE MEDECINE PRATIQUE », dirigée par une main de velours mais ferme, par notre collègue Dr Salima EL AMARANI JOUTEY.

Dans son numéro 50 / Novembre 2015, La revue de médecine pratique, a consacré un dossier spécial au Cancer de la prostate, dans lequel les équipes de radiothérapie et d’oncologie médicale du CHU de Fès, ont développés les dernières actualités thérapeutiques, sur le cancer de la prostate, considéré comme le plus fréquent chez l’homme dans les pays à revenu élevé. D’ailleurs dans l’édito de ce dossier, Pr Abderrahman EL MAZGHI du Service de radiothérapie CHU Hassan II Fès, relève que selon le registre du cancer de la région du Casablanca, le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l'homme de plus de 50 ans et représente 10,5 % de l'ensemble des cancers. L'incidence est en nette augmentation durant les dernières années. Cette augmenta­tion de l'incidence est en partie due à l'usage du dépistage individuel par le dosage du PSA dans le sang.

couverture revue medecine pratique nov15 2015

La prise en charge du cancer de la prostate, précise Pr Abderrahman EL MAZGHI, a également beaucoup évolué grâce aux progrès réalisés récemment dans les domaines du diagnostic et de la thérapeutique. Cette évolution des connaissances nécessite une mise au point ciblée sur : Les progrès dans les domaines de la biologie et de l'imagerie, notamment l'IRM et le Pet-scan à la choline, la surveillance armée et les moyens du traitement non invasifs tels que les ultrasons (HIFU) et le froid (cryothérapie), la chirurgie qui a bénéficié des progrès de la robotique et du développement de la réanimation, la radiothérapie qui bénéficie des progrès techniques notamment la radiothérapie avec modulation d'intensité (IMRT. Rapid-arc), la radiothérapie guidée par l'image (ICRT) et la curiethérapie du haut débit de dose (HDR) et également sur le cancer de la prostate métastatique naïf et résistant à la castration pour lequel les options thérapeutiques se sont multipliées avec des gains en survie globale.

Pr Abderrahman EL MAZGHI conclut que le maître mot est la personnalisation de la prise en charge en fonction du risque individuel qui sera calculé à partir des facteurs pronostiques et prédictifs en cours de validation.». L’intégralité de ce dossier actualisé sur le cancer de la prostate au Maroc, dans le numéro 50 de la revue de médecine pratique de novembre 2015.

4 Décembre 2015 : Interview avec Dr Mohamed YACOUBI, Président de la Fédération Marocaine de Reproduction Humaine

Les espoirs et les risques

de dérives du génie génétique

 dr cherkaoui yacoubi

Dr Mohamed YACOUBI, fais partie des premières générations des gynécologues obstétriciens Marocains. Il a créé, il y a plus de 30 ans, l’une des premières sociétés savantes de formation Médicale continue dans le domaine de la fertilité et de la contraception. Il est un des pionniers de la promotion dans le secteur médical libéral au Maroc, de la procréation médicalement assistée (PMA), comme technique médicale pour le traitement de certaines formes de stérilité. Il est actuellement le président de la Fédération Marocaine de Reproduction Humaine.

Il est à l’origine de la création de plusieurs sociétés savantes de formation médicale continue, notamment la société marocaine d’étude de la ménopause ou celles œuvrant pour la promotion des techniques endoscopiques dans le traitement d’affections gynécologiques et obstétricales. Et il est un des précurseurs de la loi sur la PMA, qui va bientôt être adoptée en conseil de gouvernement en cette fin 2015 ou en début 2016.

Dans cet entretien, Dr Mohamed YACOUBI, lance un cri d’Alarme, par la voix d’un médecin des pays du sud, pour attirer l’attention sur certaines manipulations génétiques, qui risquent d’hypothéquer l’avenir de l’humanité toute entière

                                                                                              

Dr Anwar CHERKAOUI : On parle beaucoup ces derniers temps d’une nouvelle technique révolutionnaire de génie génétique, qui risque de bouleverser le devenir de l’humanité, de quoi s’agit-il ?  

Dr Mohamed YACOUBI : Depuis 2012, le CRISPR-Cas9 se répand comme une traînée de poudre dans les laboratoires de biologie, les revues scientifiques, les offices de brevets. Ce n’est pas une molécule, c’est une nouvelle technique révolutionnaire de génie génétique. Elle permet d’apporter des modifications précises et ciblées à un génome, et ce bien plus rapidement et simplement que les méthodes utilisées jusqu’à présent. Les espoirs, immenses, concernent d’abord la santé et la recherche biomédicale. Très rapidement, CRISPR-Cas9 a permis des avancées spectaculaires – pour l’heure sur des animaux. Récemment, des chercheurs sont parvenus, grâce à cette technique, à guérir des souris adultes touchées par une maladie génétique du foie, en corrigeant le gène défaillant. Fantastique !

www.sante21.ma : Depuis des mois, les perspectives environnementales ouvertes par cette méthode sont au cœur des préoccupations de la science et des scientifiques. Pouvez-vous développer davantage ?

Dr Mohamed YACOUBI : Au printemps 2015, des chercheurs américains sont parvenus à utiliser CRISPR-Cas9 pour introduire chez des drosophiles (insectes) des modifications susceptibles de se répandre très vite dans une population. Relâché dans la nature, ces quelques individus ainsi modifiés verraient toute leur descendance être en effet porteuse de ces altérations : les lois de la statistique et de la combinatoire étant ce qu’elles sont, ces traits artificiellement apportés à quelques individus pourraient se généraliser, en quelques années, à l’ensemble de leur espèce.

Là encore, les potentialités sont vertigineuses. L’exemple souvent cité est celui des moustiques vecteurs de maladies comme le paludisme. En mettant en circulation des individus modifiés pour pouvoir se débarrasser du protozoaire responsable de la maladie, et en attendant quelques années que ce trait se généralise, il deviendrait envisageable d’éradiquer totalement un mal qui tue plus de 600.000 personnes chaque année. Une kyrielle d’autres pathologies très désagréables, vectorisées par des insectes, pourraient être aussi vaincues de la sorte : maladie du sommeil, fièvre jaune, maladie de Lyme, dengue…

Opinion médecine Santé : Mais une fois cette boite de Pandore ouverte, où s’arrêterait la course à l’ »édition » de la nature ?

Dr Mohamed YACOUBI : Effectivement, il ne s’agirait plus – comme c’est le cas depuis le néolithique – de modifier les espèces animales ou végétales qui nous sont inféodées et qui nous nourrissent, mais d’influer de manière irréversible sur le reste du vivant.

D’autres perspectives surgissent en effet. Pourquoi, suggèrent déjà certains, ne pas utiliser ces nouvelles techniques pour éradiquer localement les espèces invasives, en y introduisant des gènes délétères ? Débarrasser l’Europe du frelon asiatique, par exemple, ou soulager les lacs américains de la carpe chinoise et de la moule zébrée… Les exemples ne manquent pas.

Opinion Médecine et Santé : Mais, n’a- y –t-il pas un risque de dérives ?

Dr Mohamed YACOUBI : « La question n’est plus de savoir si nous pouvons contrôler des espèces invasives en utilisant le génie génétique, mais que nous devons, ou non, le faire », écrivent Bruce Webber et Owain Edwards (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, Australie) dans une tribune publiée le 25 août dans la revue Proceedings of the National Académy of Science. « Pour la première fois, nous avons un instrument suffisamment puissant pour éliminer de manière permanente une espèce-cible de la surface de la Terre », préviennent les deux spécialistes de biosécurité, pour qui les risques en jeu – énormes – exigent la mise en place rapide d’un cadre réglementaire ad hoc.

Il s’avère que la tentation d’éditer la nature pourrait aussi faire son chemin au sein de communautés scientifiques où on ne l’attend pas. Les écologues et les conservationnistes, par exemple, redoutent une érosion de 30 % environ de la biodiversité d’ici à la fin du siècle, en raison du réchauffement. A bref ou moyen terme, la tentation pourrait être forte d’utiliser CRISPR-Cas9 pour « aider » certaines espèces à s’adapter. Modifier le plancton pour qu’il tolère des eaux rendues plus chaudes et plus acides par nos émissions de dioxyde de carbone, donner à certains végétaux les armes pour faire face à l’avancée de nouveaux pathogènes, introduire artificiellement de la diversité génétique au sein d’espèces trop dépeuplées pour devenir à nouveau prospère.

Le transhumanisme aura un jour son pendant environnemental. Au lieu d’éviter le saccage du monde naturel, il professera au contraire de poursuivre jusqu’au bout le travail d’anthropisation engagé, pour sauver ce qui peut l’être grâce au génie génétique, mais aussi à d’autres techniques, comme la géo-ingénierie.

Entretien réalisé par Dr Anwar CHERKAOUI

28 Octobre 2015 : Milieu Carcéral et Services Santé : Quelques chiffres

img430.jpg

La Santé dans les prisons : Quel système pour une meilleure prise en charge en milieu carcéral ? est la thématique du colloque national, organisé à Rabat, les 26 et 27 octobre 2015. www.sante21.ma, livre des chiffres sur la santé dans les prisons au Maroc, qui ont été publiés lors de cette rencontre qui ont vu la participation du ministère de la santé, la délégation générale de l’Administration pénitentiaire, la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et le Conseil National des droits de l’Homme  

img431

img433- Décès de 150 détenus en 2014, dont 6 suicides, selon le CNDH.
- La population carcérale atteinte du VIH, se situe entre 0,3 et 2,5% sur un total d’environ 70.000 individus.
- 3 millions de dirhams (MDH) ont  été alloué au cours de ces 4 dernières années dans le cadre de la lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles", et  2,5 millions de dirhams seront débloqués pour la période 2015-2016.
- 6 Consultation médicales par pour chaque prisonnier
- 1,3 de Soins dentaires par an pour chaque prisonnier
- 77 Unit2s médicales
- 77 Pharmacies

img432

- 64 Centres de soins dentaires
- 21 Laboratoires pour la recherche du bacille de la tuberculose à raison d’un laboratoire pour 360 prisonniers
- 44 ambulances
- 1 médecin pour 800 prisonniers
- 1 chirurgien-dentiste pour 1200 prisonniers  
- 1 infirmier pour 180 prisonniers
- 42 000 consultations médicales
- 1500 hospitalisations
- 450 opérations chirurgicales
- 475 dh , budget annuel de médicaments pour chaque prisonnier
- Budget annuel pour la santé des prisonniers 37 millions de DH
- En 2014, 922 personnels de santé, représentant 9 % du personnel de l’Administration pénitentiaire  

 

Dr Anwar CHERKAOUI

www.sante21.ma    

   

10 Décembre 2015: Aujourd’hui mise sur le marché marocain du médicament générique contre l’hépatite C « SSB 400 »

Au-delà de l’Euphorie, des questions s’imposent ?

Dr Anwar CHERKAOUI

médicament générique 2015

Aujourd’hui, jeudi 10 décembre 2015, le médicament générique « SSB400 » contre l’hépatite C est mis sur le marché marocain au prix de 3000 dh la boite. 9000 DH la cure, sans les frais d’autres médicaments et d’autres examens complémentaires indispensables. 260 000 à 300 000 malades marocains sont concernés.  

La fabrication par un laboratoire marocain du médicament générique contre l’hépatite C, est une nouvelle confirmation que l’industrie pharmaceutique nationale maitrisait et maitrise les techniques de fabrication des médicaments génériques. La Maroc est un pays génériqueur, c’est reconnu sur le plan international. Le rôle du Ministère de la santé, dans cette dernière prouesse est indiscutable. Mais, une fois les phases d’euphorie et d’applaudissements consommées, comment appréhender l’avenir et poser les questions qui fâchent ?

Dr Anwar CHERKAOUI 2A-t-on prévu un dispositif pour parer à d’éventuels marchés parallèles ou de trafic du SSB400 : son achat moins cher au Maroc, est sa revente pour d’autres malades en Europe ?

Comment éviter, que le quota acheté par le ministère de la santé, qui est destiné aux ramédistes, ne soit détournée vers d’autres patients ?

Qui prescrit ce nouveau médicament, les médecins gastro entérologues, les infectiologues, les médecins séniors, ou les médecins généralistes et selon quels critères : Le ministère de la Santé a-t-il assuré la diffusion d’un protocole thérapeutique, dispose-t-il de moyens de contrôle ?  

Comment prévenir les prescriptions hasardeuses, la sur prescriptions, celles non justifiées, peut être même l’automédication, surtout après cette hypermédiatisation sur l’aspect miraculeux de ce produit ?

Le centre marocain de pharmacovigilance, a-t-il été mis à contribution, pour jouer son rôle de sentinelle devant les effets secondaires potentiels de tout nouveau médicament ?

Ce générique, sera-t-il prescrit selon un protocole thérapeutique validé par des instances compétentes marocaines ? Ou selon les appréciations et les convictions de chaque thérapeute ?

A-t-on prévu une grille d’évaluation pour qu’au bout de la chaine, on pourrait avoir une idée sur les malades guéris, ceux qui, pour différentes raisons n’ont pas répondu au traitement et ceux malgré cette thérapeutique qui vont évoluer inexorablement vers la cirrhose ou le cancer du foie ?

Par ailleurs, si un des arguments forts pour le lancement de la fabrication de ce générique, est d’ordre économiques, l’ANAM, l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie, va-t-elle déployer l’argent économisé, pour lancer une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage de l’Hépatite C ? Voir même de lancer des études sur l’état de la stérilisation des dispositifs médicaux, qui sont l’une des voies de transmission de l’hépatite C

Y a—il d’es mesures fiscales pour encourager davantage la recherche développement par les industriels nationaux ? En sachant, à titre d’exemple que le laboratoire Pharma 5, le fabricant du SSB 400, à investit 85 millions de DH pour ce produit et 10 % de son chiffre d’affaires dans la recherche. Le besoin du Marocain en d’autres médicaments génériques, pour des maladies beaucoup plus graves est une réalité criante. Le gouvernement n’est peut-être pas suffisant conscient de cet état de choses ?

La mise sur le marché Marocain de ce médicament générique, coïncide avec l’organisation des premières assises Marocaines sur le médicament, sera-t-elle une occasion pour le ministre d’annoncer la mise en place d’un observatoire National de l’hépatite C dans le Royaume ?    

Editorial : 29 Octobre 2015 / Sante21 au Quotidien

Sida dans les prisons marocaines,

4000 morts par les accidents de la circulation au Maroc (OMS)

et la nouvelle épidémie des temps modernes

(les Accidents vasculaires cérébraux)

 

Dr Anwar CHERKAOUI 2Le Sida dans les prisons marocaines

Les statistiques officielles du Sida dans les prisons Marocaines donnent à réfléchir. Le pourcentage des détenus atteints de VIH (virus provoquant le sida), atteint les 2,5% de la population carcérale. Cette situation inquiétante a été révélée lors du colloque national sur la santé dans les prisons, tenu à Rabat les 26 et 27 octobre 2015. Mais le sida est loin d’être le seul risque de santé en milieu carcéral, d’autres maladies infectieuses sont très répandues, notamment la tuberculose.

Les moyens mis en place sont-ils suffisants : 155 médecins et chirurgiens-dentistes, 44 psychologues et 410 infirmiers.

Que les détenus soient couverts par le Ramed (Régime d’assistance médicale aux démunis), est une excellent initiative, à condition d’y mettre les moyens, afin de ne pas surcharger davantage le travail des établissements sanitaires publiques, alors qu’ils répondent à peine aux besoins actuels de la population marocaine
 
Selon l’OMS : Principales causes des 4000 morts par les accidents de la circulation au Maroc, l’Alcoolisme et l’absence du port de casque

Les chiffres marocains avancés par l’OMS sont assez déconcertants : 3832 morts sont à décompter en 2015, principalement liés à « la conduite en état d’ébriété et au manque du port du casque pour les motocyclistes ». Durant les six premiers mois de l’année 2015, le royaume a enregistré 35.769, accidents, soit une hausse de 11,34% par rapport à la même période de l’année 2014, toujours selon la même source.

L’OMS incite le Maroc à continuer à faire des efforts significatifs en vue d’appliquer les normes minimales de sécurité des Nations Unies. En outre, le rapport précise que « des efforts doivent également être entrepris pour la mise en place d’un système de surveillance des blessures dans les services des urgences. »

Selon l’OMS, un fossé sépare toujours les pays à revenu élevé et ceux en voie de développement ou pays classés comme « pays pauvres ». Les pays à faibles revenus représentent 90% des décès liés aux accidents de la route, alors qu’ils ne comptent que 54% des véhicules en circulation sur la planète.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) : Quelle est la situation épidémiologique au Maroc ?

Alors que l'OMS estime à 17,3 millions le nombre de morts dû aux maladies cardio-vasculaires, on ne dispose pas au Maroc, de chiffres officiels sur cette nouvelle épidémie des temps modernes

Car, il faut préciser, que cela représente 30% de la mortalité mondiale totale. A savoir, 6,2 millions d'AVC chaque année. Que fais le Maroc contre cette pathologie, alors que la communauté internationale célèbre ce jeudi 29 octobre, la journée mondiale de l'AVC.

Les statistiques Françaises, avance qu’on 2010, d'après les chiffres du gouvernement on comptait un AVC toutes les quatre minutes et à peu près 130.000 hospitalisations par an.

Le site Marocain de la santé dans le 21ème siècle, www.sante21.ma, attire l’attention sur le fait qu’il y a des conditions favorisant la survenue d'AVC, essentiellement, l'hypertension artérielle négligée et non suivie médicalement

Qu’est-ce qu’un AVC ou accident vasculaire cérébral ?

C’est le moment où le sang n'arrive plus à irriguer les cellules nerveuses. Celles-ci vont donc souffrir et si le flux sanguin ne se remet pas en place elles vont finir par mourir. Cela montre bien l'urgence que représente un AVC. Si on le néglige, on se prive de la possibilité d'intervenir et on risque d'avoir des séquelles parfois extrêmement lourdes..

Par ailleurs, l'âge est un facteur de fréquence en matière d'AVC. Mais ce qui est plus grave, c'est qu'on constate effectivement plus d'AVC dans les populations de moins de 65 ans. C'est quelque chose qui se dégage très clairement sur les dernières années. L'AVC gagne du terrain et n'est plus qu'un problème de gens âgés. Les gens de moins de 65 ans aujourd'hui sont des gens qui sont en pleine forme, qui ont des projets, qui se déplacent, qui vont en vacances... Ce ne sont pas des gens que l'on imagine pouvant être des victimes d'AVC.

Et les facteurs de risque chez les moins de 65 ans sont l'hypertension, la surcharge pondérale et le stress.

10 octobre 2015 : 2ème Campagne de Sensibilisation sur les maladies rhumatismales

12 Octobre - 12 Novembre  2015

Pour une meilleure connaissance des maladies rhumatismales

 

Dr. Anwar CHERKAOUI

Reconnaître de manière précoce les maladies rhumatismales les plus fréquentes, pour stopper la douleur, retarder les complications et éviter les déformations et le handicap, se sont les messages clés de la Campagne d’information sur les maladies rhumatismales,  organisée du 12 octobre au 12 novembre 2015, par la Société Marocaine de Rhumatologie, qui coïncide avec la Journée Mondiale contre les Maladies Rhumatismales (12 octobre 2015).

Pour Pr Abdellah EL MAGHRAOUI, président de la Société Marocaine de Rhumatologie (SMR), c’est également l’occasion pour informer le grand public sur les dernières actualités  thérapeutiques et les nouvelles techniques acquises par la rhumatologie Marocaine, notamment les médicaments biologiques qui ont révolutionné la prise en charge des maladies rhumatismales inflammatoires chroniques, les techniques thérapeutiques d’injections guidées sous échographie et la place de la nouvelle technique d’injection de plasma riche en plaquettes, qui permet de stimuler la régénération tissulaire des articulations, technique qui a fait ses preuves dans la pathologie du sport.

Lire la suite

Suivez-nous sur Facebook

Nos partenaires

Sante21.ma

La Santé au 21ème sciecle

L'actualité médicale et pharmaceutique au maroc.