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Soigner hier et aujourd’hui, préparer demain

Les recherches en médecine prédictive ouvrent la voie pour des traitements hautement personnalisés
 
Dr Anwar CHERKAOUI
 
Dans l’avenir et même dans un futur proche, la médecine prédictive constitue un domaine plein d’espoir pour des millions de personnes atteintes de malades graves comme les cancers ou Les maladies rares. Parmi les pays qui travaillent sur ce volet, la France vient d’allouer un budget conséquent à son  programme France Médecine génomique 2025.
 
Il a pour objectif de mettre en place des laboratoires dotés de haute technologie pour séquençage génomique. Ces laboratoires qui dépendront tous de centres hospitaliers ont pour objectif à l'horizon 2020, de réaliser 230 000 séquençages de génomes par an, en ciblant les patients atteints de maladies rares, leurs proches, ceux qui souffrent de cancers métastasiques, puis ceux qui sont touchés par le diabète et les maladies cardio-vasculaires.
 
C’est une véritable révolution en matière des progrès de la recherche au service de la prévention, de la santé publique et des soins. Car, lorsque ces recherches aboutiront sur des applications thérapeutiques cliniques, cette médecine prédictive ouvrira la voie pour offrir des traitements personnalisés en fonction du patrimoine génétique de chaque individu.
 
En prenant par exemple, les cancers du sein sont, 5 à 10 % d'entre eux ont une origine héréditaire, explique Dominique Lyonnet, chef du service de génétique de l'Ins­titut Curie en France.
 
De ce fait les femmes dites à risque, notamment celles dont plusieurs membres de la famille ont eu un cancer du sein, peuvent effectuer un test génétique. Si le résultat révèle une mutation dans les gènes, une surveillance rapprochée ou une mastectomie (ablation du sein) préventive peuvent être proposées. Ce ci bien évidement revient à la décision prise par telle ou telle patiente. Soit vivre avec le risque, ou de décider de le réduire en subissant une ablation de son sein, qui affectera à vie toute sa féminité.
 
Ceci dis, présenter des risques de développer une maladie ne signifie absolument pas qu’une personne développera inéluctablement telle ou telle maladie. Car, « On ne prédit pas l'avenir, mais un "risque", lequel peut être plus ou moins élevé », précise la chercheuse de l’Institut Curie.
 
Didier Lacombe, chef du service de génétique médicale au CHU de Bordeaux et directeur de laboratoire à l'Inserm, va plus loin. « Un test génétique doit s'envisager en termes de bénéfice individuel direct pour les patients. L'équation est particulièrement prégnante quand il n'existe aucune solution thérapeutique à proposer ».
 
Et il rajoute « Nous sommes à une période charnière, car grâce à la technologie, on peut connaître son statut génétique ou celui de son enfant, né ou à naître, pour un nombre croissant de pathologies. Mais cette connaissance est-elle bénéfique ? À multiplier les tests chez des individus bien portants, ne risque-ton pas de créer toujours plus de personnes « à risque », suspendues entre bonne santé et suspicion de maladie ? conclut ce spécialiste en génétique médicale.
 
Source : Le monde hors série, soigner hier et aujourd’hui, préparer demain

Mots-clés: Contre le cancer, Recherches scientifiques, ADN


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